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La Brèche

Egypte. Solidarité avec les travailleurs du chantier naval d’Alexandrie

Publié par Alencontre le 23 - septembre - 2016

chantnavalegyptCommuniqué du CTUWS

Le Center for Trade Unions & Workers Services [1] appelle toutes les forces démocratiques dans notre société et toutes les personnalités ainsi que les dirigeants syndicaux partout dans le monde, au même titre que les défenseurs des droits humains et ceux qui revendiquent la liberté et l’égalité sociale, de manifester leur solidarité avec les travailleurs du chantier naval d’Alexandrie qui doivent être jugés par un tribunal militaire de cette ville (affaire 2759, an 2016).

Rejoignez-nous en demandant la libération immédiate des travailleurs détenus dans l’attente du procès.

Des travailleurs du chantier naval ont organisé une manifestation pacifique le 22 et le 23 mai 2016, après que la direction de l’entreprise a refusé de négocier avec eux et a rejeté leurs revendications. La société a été fermée et le bureau du Procureur militaire les a convoqués pour interrogatoire.

Quinze travailleurs se sont présentés volontairement pour interrogatoire. Ils ont été surpris par la décision de les arrêter, à l’exception d’une travailleuse qui a été libérée sous caution dans l’attente du procès. Un mandat d’amener a également été émis contre 11 autres travailleurs.

Le procureur militaire d’Alexandrie a décidé la comparution des 26 travailleurs devant le tribunal militaire (affaire numéro 2759, an 2016). Les chefs d’accusation renvoient aux articles 1, 2 ,3 /124 et aux articles 1, 4/ a /124 du Code pénal. En tant qu’employés publics de l’arsenal d’Alexandrie – qui est une division de l’Autorité des industries et des services de la marine placée sous l’autorité du ministère de la Défense –, «ils sont accusés d’avoir incité les travailleurs, dans divers départements de la firme, de cesser le travail en appelant à un rassemblement et en organisant une manifestation à l’intérieur de l’entreprise, cela dans le but de bloquer la production et de semer le trouble. Selon les faits mentionnés précédemment, ils avaient pour objectif de faire aboutir leurs revendications, qui ont été précisées dans les considérations insérées dans le rapport portant sur la sécurité de l’entreprise, attaché à l’enquête. Cela eut pour effet de provoquer des perturbations dans tous les départements de la société et les intérêts publics.»

L’audience a eu lieu et le prononcé de la sentence a été reporté encore et encore, alors que les travailleurs sont détenus, à ce jour, depuis quatre mois et sont censés être détenus pour un cinquième mois après que le jugement a été reporté au 18 octobre 2016.

Les travailleurs emprisonnés et leurs familles ne disposent d’aucun moyen de subsistance autre que leurs salaires qui n’ont pas été versés depuis quatre mois. Des travailleurs derrière les barreaux et des travailleurs qui doivent se dissimuler… Leurs familles ainsi que leurs enfants ne disposent pas des ressources nécessaires pour satisfaire leurs besoins essentiels. Les enfants sont punis alors qu’ils ne sont en rien fautifs. Et les travailleurs ne sont coupables de rien d’autre que d’avoir exercé leurs droits constitutionnels en se réunissant.

Le CTUWS exige la libération immédiate des travailleurs emprisonnés dans l’attente du procès devant le tribunal militaire d’Alexandrie (cause 2579, an 2016).

Nous demandons à tous de faire preuve de solidarité avec leurs familles et leurs enfants.

Faites entendre votre voix en solidarité et tendez-leur la main!

(Communiqué du CTUWS, publié le 20 septembre 2016; traduction A l’Encontre)

Signez la pétition disponible sur le site change.org (en anglais et français): https://www.change.org/p/egyptian-ministry-of-manpower-stop-military-trial-for-egyptian-civilian-workers

_____

[1] Le CTUWS a été créé en mars 1990. C’est une organisation non gouvernementale égyptienne. Elle est le résultat d’une initiative de dirigeants ouvriers et de militants qui disposaient d’une expérience au sein du mouvement ouvrier égyptien et qui insistaient sur le besoin urgent de former des organisations indépendantes qui fonctionnent démocratiquement, et apportent un soutien direct et des services aux travailleurs et, de la sorte, remplissent le «vide» créé par les syndicats «officiels» liés au gouvernement. Dans cette perspective, le CTUWS a été un acteur significatif dans la création de syndicats indépendants. Le CTUWS est présent lors de la réunion annuelle du BIT-OIT à Genève. Il entretient des liens avec diverses centrales syndicales. (Réd. A l’Encontre)

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