mercredi
26
juillet 2017

A l'encontre

La Brèche

Par Gary Lapon

Dans le quotidien français Le Monde, en date du 13-14 novembre 2011, sous la rubrique Analyses, la journaliste Sylvie Kauffmann écrit: «Une année d’études à Harvard revient à peu près à 50’000 dollars [45’000 francs suisses]. Quelques-uns des jeunes contestataires du professeur Greg Mankiw [économiste libéral enseignant à Harvard] ont, sans doute, contracté des emprunts pour payer leurs études, dont la dette les étranglera s’ils ne trouvent pas du travail tout de suite. D’autres ont des parents qui se saignent aux quatre veines pour eux, plus que ne l’ont fait leurs propres parents. Et c’est cette disparité qui nourrit le ressentiment actuel aux Etats-Unis. Exemple: Susan Benda, juriste et mère d’un adolescent de 14 ans, compare les 50’000 dollars annuels que lui coûtera son fils (et qu’elle n’a pas) s’il réussit à entrer dans une de ces universités d’élite, aux 6000 dollars que la même université coûtait à ses parents en 1978. Contrairement à elle il y a trente ans, un vrai parcours du combattant attend son fils à la sortie pour trouver un premier emploi, et s’il déniche un stage, ce sera grâce aux relations professionnelles de sa mère. “Ce qui veut dire que les jeunes qui ne sortent pas des vingt meilleures universités et dont les parents n’ont pas les bonnes connexions n’ont aucune chance”, dit-elle.»

C’est dans un  tel contexte qu’il faut situer et lire l’article de Gary Lapon sur la situation matérielle d’un secteur significatif d’étudiant·e·s aux Etats-Unis et sa participation au mouvement Occupy. Un mouvement qui s’est fortement élargi aux universités depuis la deuxième semaine du mois de novembre.

Pour rappel, quelque 36 millions de personnes sont dans une situation de débiteur liée à un prêt pour les études. La situation présente aux Etats-Unis reflète un processus et une tendance qui se développent dans les pays européens et s’accéléreront dans les années à venir suite aux plans massifs d’attaque contre le salaire social: formation et éducation sont une partie intégrante du salaire social. (Rédaction)

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Les étudiant·e·s des Etats-Unis sont en train de se noyer sous les dettes alors que le plan promis par l’administration Obama destiné à les «soulager» ne fera pas grand-chose sur le long terme pour alléger leur fardeau.

Face à la pression croissante produite par le mouvement Occupy qui a attiré l’attention sur le chômage et la dette écrasante des jeunes – entre autres questions –, le président Obama a annoncé, en octobre 2011, avoir pris un décret qui réduirait le montant des paiements pour prêts de certains débiteurs et permettrait à d’autres de consolider leurs prêts à un taux d’intérêt plus bas.

En outre, le plan «payez selon ce que vous gagnez» (pay as you earn, une retenue à la source) permettra à certains étudiants de se défaire de leurs dettes après qu’ils ont effectué des remboursements pendant 20 ans, au lieu des 25 ans selon la législation actuelle.

Cette proposition survient seulement quelques mois après la présentation du budget pour l’année 2012 présenté par l’administration Obama, budget qui inclut des coupes dans les bourses fédérales Pell [1]. Celles-ci permettaient aux étudiant·e·s d’assister durant toute l’année aux cours [et ainsi de ne pas devoir travailler avec une interruption de leurs études], et de ne pas avoir besoin de faire appel aux aides gouvernementales pour payer les intérêts des prêts pour études universitaires, prêts qu’ils doivent rembourser après l’obtention de leur diplôme.

Présentant le plan pay as you earn comme s’il était une bouée de sauvetage pour ceux et celles qui se débattent avec des prêts massifs pour études, Obama a également souligné que le plan aurait un effet stimulant sur l’économie. En effet, l’argent consacré au remboursement pourrait être plutôt consacré à l’achat de biens de consommation.

Pour ceux qui disposent d’un accès aux prêts fédéraux aux études, le décret d’Obama signifie que les modifications apportées au plan «de remboursement basé sur les revenus» (Income-Based Repayment – IBR), approuvées par le Congrès l’année dernière, prendraient effet en 2012 déjà plutôt qu’en 2014 tel que prévu initialement.

Actuellement, le plan IBR autorise les emprunteurs dont l’endettement dépasse une certaine limite par rapport au revenu et à la taille de leur famille de payer un montant mensuel plus réduit afin de rembourser leurs prêts pour études sur une plus longue période.

Aujourd’hui, ceux qui répondent aux critères du plan IBR consacrent mensuellement 15% de leur revenu net [le revenu total moins les impôts et des dépenses «normales» telles que le loyer, les transports, les assurances, etc.] au paiement des prêts pour études; cela concerne tous les revenus supérieurs de 150% au seuil fédéral de pauvreté [pour une famille de 4 personnes, le seuil moyen de l’ensemble des Etats se situe en 2011 à 22’350 dollars]. Le plan Obama entend réduire cette part à 10%. De plus, ceux qui remboursent leurs prêts par le biais du programme IBR verront le solde de leur emprunt effacé après 20 ans de paiement effectué sous ce programme, au lieu de 25 ans comme c’est le cas aujourd’hui.

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Bien que ces modifications introduites par le plan Obama puissent aider quelques emprunteurs accablés par une dette excessive liée à un prêt pour études, seule une fraction de ceux qui ont souscrit à un tel prêt auront accès aux mesures prévues par le décret. En outre, le plan IBR comporte des inconvénients.

Les modifications apportées au plan IBR ne concerneront que les étudiant·e·s qui contractent un prêt en 2012 et ceux qui l’ont fait entre 2008 et 2012. De ce fait, les diplômé·e·s récents et ceux qui sont actuellement en situation de défaut de paiement en sont exclus.

De plus, selon le Bureau fédéral d’aide aux étudiant·e·s [2], les emprunteurs qui inscrivent leurs dettes à l’IBR finiront par payer plus d’intérêts sur leurs prêts que s’ils avaient souscrit à un remboursement standard sur dix ans. Cela en raison du fait que l’IBR étend sur une plus longue période le remboursement, durant laquelle les intérêts continuent à être perçus.

La partie consolidée du plan Obama autorisera les emprunteurs ayant contracté simultanément des prêts fédéraux directs et des prêts auprès du Programme de prêts pour éducation aux familles (système de prêts fournis par des prêteurs privés garanti par le gouvernement) de consolider leurs dettes et de les rembourser avec un intérêt d’un demi-point en moins. De la sorte, le paiement des mensualités sera réduit ainsi que le montant total remboursé pour toute la durée du prêt. Les prêts privés, et ceux qui auront déjà été consolidés auprès de prêteurs privés, ne pourront pas bénéficier de ces mesures.

L’administration Obama affirme que 6 millions de personnes verront leurs prêts consolidés, tandis que 1,6 million pourront être admis au plan IBR en vertu des modifications que nous avons décrites [3]. En d’autres termes, le plan concernera seulement environ un cinquième des 36 millions de personnes qui, aux Etats-Unis, ont des dettes liées à un emprunt pour études.

Jeff Selingo, vice-président du Chronicle of Higher Education [hebdomadaire et site internet publiant des informations sur des questions universitaires et des offres d’emploi dans ce secteur], a déclaré à la chaîne de télévision PBS que le décret d’Obama ne «va pas faire une énorme différence […] entre les deux programmes, il va probablement concerner environ 7 millions des gens devant rembourser leurs prêts ou de nouveaux étudiants entrant dans le programme […]. Le Programme fondé sur les revenus [IBR] qui a été annoncé aujourd’hui est […] le seul qui touchera les étudiants qui sont en ce moment à l’université.

Donc, pour tous ces étudiants, ces jeunes récemment diplômés et qui l’ont été au prix de nombreuses dettes, maintenant à la recherche d’emplois qu’ils ne peuvent trouver ou qui font des jobs qui nécessitent seulement un diplôme du niveau secondaire, cela ne va pas leur fournir plus d’aide.»

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L’endettement pour études atteint son niveau de crise. La couche des étudiants entrés à l’université en 2011 est la plus endettée de toute l’histoire des Etats-Unis, avec un endettement moyen [calculé donc sur l’ensemble des étudiants] de près de 23’000 dollars [20’700 CHF]. Selon le Wall Street Journal, «c’est 8% de plus que l’année dernière et, si l’on effectue une correction sur la base de l’inflation, c’est 47% de plus qu’il y a une décennie» [5]. Selon le quotidien USA Today, le total de la dette pour études aux Etats-Unis est en bonne voie de dépasser le billion (1 million de millions) de dollars cette année, soit plus que la dette des cartes de crédit. Tandis que les consommateurs ont payé d’autres dettes, la dette liée aux prêts pour études ne cesse d’augmenter, doublant au cours des cinq dernières années.

Cette situation est le résultat de la flambée du coût des frais et des taxes d’écolage, lesquels ont crû de plus de quatre fois par rapport au taux d’inflation ces 25 dernières années, un processus qui s’est accéléré récemment alors que les coupes budgétaires touchent les dépenses dans l’éducation supérieure des Etats à travers tout le pays.

Les frais de scolarité pour les universités publiques offrant une formation en quatre ans ont triplé durant les trois dernières décennies, car les Etats ont transféré le fardeau du financement des universités sur les étudiant·e·s. Selon le State of Young America, un rapport du centre Demos et de The Young Invincibles: «En 1985, 23% des revenus de l’éducation supérieure provenaient des taxes d’écolage – depuis 2010, cette part est montée à 40%.»

Alors que le coût d’accès aux universités croissait dramatiquement, les étudiant·e·s ayant besoin d’aide et recevant des bourses doivent maintenant emprunter pour payer l’ensemble des frais d’écolages. «L’aide fédérale est passée d’un système basé sur les bourses à un système fondé sur des prêts», indique le rapport Demos. «Aujourd’hui, 36% de toute l’aide fédérale est basée sur des bourses, alors qu’elle s’élevait à 55% en 1980.»

En outre, les bourses disponibles pour les étudiant·e·s disposant de faibles revenus n’ont pas suivi le rythme de la hausse des coûts. Selon le rapport mentionné, «en 1980, le maximum de la bourse Pell couvrait 70% des coûts d’une formation universitaire en quatre ans, incluant la chambre et la pension […] aujourd’hui, elle couvre 34%». Le résultat est que près de la moitié des étudiant·e·s qui commencent des études universitaires ne les terminent jamais, nombre d’entre eux sont forcés d’abandonner car ils ne peuvent se permettre de continuer. Seuls 55% des étudiant·e·s obtiennent un bachelor en six ans; les Afro-Américains et les Latinos sont les plus touchés: seulement 39% des Afro-Américains et 46% des Latinos sont diplômés après 6 ans d’études.

Les Afro-Américains sont également endettés d’une manière disproportionnée. Selon Demos: «Parmi les diplômés 2008, niveau bachelor, 80% des étudiant·e·s afro-américains ont dû emprunter pour payer leurs études en 2008, avec une dette moyenne de près de 29’000 dollars [26’000 CHF]

Ceux qui n’obtiennent pas leur diplôme doivent encore rembourser leurs prêts, cela sans disposer du salaire en moyenne plus élevé dont on dispose avec un diplôme universitaire.  David, de New York, explique: «Après quatre ans à l’université, j’ai quitté à mi-parcours mon programme d’études d’ingénieur en raison de problèmes psychologiques. Depuis lors, j’ai travaillé dans l’industrie des services, recevant un salaire plus élevé de 25% que le salaire minimum. J’avais une dette de 10’000 dollars lorsque j’ai quitté l’école […]. Je dois le même montant encore aujourd’hui malgré dix années passées à faire des remboursements au cours des 25 dernières années. J’ai été endetté durant toute ma vie d’adulte […] cela a été un boulet et une chaîne autour de mon cou durant 30 ans.»

Contrairement aux dettes dont on peut se défaire lors de faillites, comme les dettes liées aux cartes de crédit ou aux emprunts hypothécaires, on ne peut être exempté du paiement de la dette des prêts pour les études à moins de les payer ou d’en être dispensé dans le cadre de certains programmes sélectifs comme l’IBR. Les salaires et les allocations sociales peuvent être saisis pour rembourser ce type de dette. En d’autres termes, pour accéder à une formation supérieure, les étudiant·e·s de la classe laborieuse sont contraints de s’endetter massivement, ce qui peut, dans certains cas, les hanter même après leur retraite.

Ben, un étudiant à l’Université de Massachusetts-Amherst, une université publique, qui sera diplômé avec une dette s’élevant à 50’000 dollars [45’000 CHF], a déclaré: «Mon aide financière était plutôt bonne durant les deux premiers semestres. Ensuite, mes subventions se sont asséchées. Puis la plupart de mes emprunts faisaient partie de ceux qui n’étaient pas subventionnés, ce qui signifie que ma dette sera alourdie d’un taux d’intérêt encore plus élevé. C’est une arnaque, c’est injuste, il s’agit d’une forme moderne de servitude sous contrat. Je vais devoir rembourser cette dette toute ma vie – et lorsque je serai mort, il en restera sans doute un solde.»

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Le chômage des jeunes atteint des niveaux record, avec moins de 50% de jeunes âgés entre 16 et 24 ans qui sont en emploi, le chiffre le plus bas enregistré par le Bureau de statistiques du travail. Plus nombreux sont les membres de ce que les médias dominants appellent la «génération perdue» qui sont incapables de faire face aux paiements de leur endettement pour études. Selon USA Today: «La part d’emprunteurs en défaut – c’est-à-dire qui ont plus de neuf mois de retard dans leurs remboursements – a passé de 6,7% en 2007 à 8,8% en 2009, selon les données fédérales les plus récentes.»

Le défaut de dettes est une catastrophe pour ceux qui ne peuvent faire leurs paiements à temps. Julian, de New York, explique: «J’ai contracté un prêt de 45’000 dollars en 2004, il s’est gonflé pour atteindre maintenant 75’000 dollars [67’500 CHF]. Au moment où je le rembourserai, il me coûtera 125’000 dollars [112’500 CHF] si je payais les 900 dollars qu’ils me demandent chaque mois, ce qui m’est impossible. C’est comme payer un second loyer, et cela a détruit ma qualité d’emprunteur face aux institutions financières. Comment pouvons-nous tolérer un système éducatif dont le but est plus de faire de l’argent que d’éduquer les gens? Encore plus maintenant, alors qu’ils vérifient votre note de crédit personnelle pour toute approbation de prêt – lorsque vous cherchez un endroit où vivre, achetez une voiture ou encore lorsque vous cherchez un emploi… Il s’agit d’un véritable assujettissement économique. Nous avons déjà une génération d’étudiant·e·s avec des prêts, comme moi, dont la situation n’est pas prise en compte par le plan Obama. Qu’en est-il de tous ceux d’entre nous qui ne peuvent se défaire ou rembourser ces prêts aux études? Qu’en est-il de notre avenir?»

Outre le fait que le décret Obama bénéficiera seulement à une fraction des emprunteurs, il ne commence même pas à s’attaquer aux racines de la crise des prêts pour études: la flambée des frais d’écolage les salaires stagnants et le nombre record de jeunes sans emploi. Ce n’est qu’un pansement posé sur une plaie béante!

La crise des prêts pour études est l’un des nombreux griefs que porte le mouvement Occupy à travers le pays. Des protestataires d’Occupy Wall Street ont émis des revendications telles qu’une éducation supérieure gratuite et l’annulation de tous les prêts pour études [7]. A Occupy Philly [Philadelphie], un groupe de travail sur les prêts pour études a émis des revendications similaires.

Le 5 octobre 2011, alors que des travailleurs se joignaient à une marche du monde du travail lors de laquelle 20’000 personnes battirent le pavé des rues de New York, des milliers d’étudiant·e·s de centaines de campus à travers le pays se mirent en grève, protestant contre l’augmentation des coûts de l’éducation supérieure et les prêts aux études auxquels les étudiant·e·s sont rivés s’ils veulent obtenir un diplôme.

C’est dans ce contexte, à l’approche des élections de 2012, alors qu’Obama aura bien du mal à remporter le soutien sans précédent des jeunes qui fut une clé de sa victoire en 2008, que l’administration démocrate publie son décret sur la dette liée aux prêts pour études. Le président et ses conseillers espèrent sans doute avec ce plan parvenir à renforcer le soutien pour sa réélection et faire croire que le gouvernement écoute le mouvement Occupy et prend des mesures.

Mais, tandis que de nombreux partisans du mouvement Occupy comprennent que le décret d’Obama sur la dette étudiante est une réponse à la pression venant du mouvement Occupy Wall Street, ils ne sont pas satisfaits et sont plus exigeants.

Selon la New York Public Radio: «Beaucoup de manifestant·e·s d’Occupy Wall Street voient le geste du président comme une tentative de contrôler leur activisme sans en faire suffisamment pour changer le système.» [9]

«C’est vraiment frustrant de voir comment quelque chose [qui est présenté] dans un vocabulaire nous faisant croire que l’on nous aide ne réalise en fait rien», déclare un manifestant, Jason Ahmadi. «Les gens sont confrontés à ces problèmes réels et mobilisés pour trouver de vraies réponses, et eux, ils font des modifications qui adoptent un langage laissant entendre que le problème est résolu alors que rien n’est réellement fait.»

Plutôt que de freiner la lutte, la déclaration d’Obama a stimulé les activistes à aller plus loin. Les partisans du mouvement Occupy ont déclaré le 12 novembre «Journée de la dette étudiante», avec des manifestations prévues au Parc Zuccotti, le site d’Occupy Wall Street, et ont appelé à sa diffusion dans d’autres campements [10].

Le décret d’Obama sur les prêts pour études n’aidera pas assez de gens, et ceux qui en bénéficient méritent plus. Notre lutte pour faire de l’éducation un droit humain continue. (Traduction A l’Encontre)

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Cet article a été publié sur le site socialistworker.org de l’ISO.

 

[1] Du nom du député démocrate de Rhode Island qui fit inscrire le droit à cette bourse fédérale dans la Loi fédérale concernant les hautes études, en 1965. Ce type de bourse ne doit pas être remboursée et elle est destinée à certaines catégories d’étudiant·e·s ne pouvant faire face aux dépenses liées à leurs études.

[2] http://studentaid.ed.gov/PORTALSWebApp/students/english/IBRPlan.jsp

[3] http://articles.boston.com/2011-10-26/news/30324841_1_student-loans-borrowers-private-lenders

[4] http://www.pbs.org/newshour/bb/politics/july-dec11/studentloans_10-26.html

[5] http://blogs.wsj.com/economics/2011/05/07/number-of-the-week-class-of-2011-most-indebted-ever/

[6] http://www.usatoday.com/money/perfi/college/story/2011-10-19/student-loan-debt/50818676/1

[7] http://www.demos.org/sites/default/files/publications/soya_progress.pdf

[8] http://www.cnbc.com/id/44879455/Occupy_Wall_Street_Protesters_Demand_Student_Loan_Relief

[9] http://www.wnyc.org/articles/its-free-country/2011/oct/27/occupy-wall-street-protesters-unmoved-student-loan-reforms/

[10] http://occupystudentdebt.com/

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