
Par rédaction A l’Encontre
Selon les dernières informations disponibles – 19 janvier à 13h – les résultats des élections présidentielles au Portugal sont les suivants. Le taux d’abstention a été de 47,65%; le total des votants: 5’767’034.
Antonio José Seguro (PS) obtient 31,11% des suffrages, soit 1’754’895 voix.
André Ventura (Chega): 23,52%; 1’326’644. En 2021, il obtenait 11,90% des suffrages, soit 496’773 voix. Chega a doublé ses votes.
Joao Cotrim de Figueiredo (Initiative libérale): 16%; 902’564.
Henrique Gouveia e Melo (ex-chef d’état-major de la Marine): 12,32%; 695’088.
Luis Marques Mendes (PSD, centre droit): 11,30%; 637’394.
Catarina Martins (Bloco): 2,06%; 116’303.
Antonio Filipe (PCP): 1,64%; 92’589.
Dans l’émigration portugaise en Europe, Ventura obtient 41,68% des suffrages. En Suisse, il obtient 63,46% des suffrages, mais avec un taux de participation de 5,28%.
Catarina Martins obtient plus de suffrages que le candidat du PCP et de Jorge Pinto, candidat de Livre (les Verts) qui capte 0,68% des suffrages. Cela malgré la pression du vote «utile» pour Seguro face à Ventura. Toutefois, la candidate du Bloco, en 2021, Marisa Matias, obtenait 3,95% des suffrages, soit 164’741 voix.
Les cinq candidats qui se partagent 80% de l’aide étatique de 4,18 millions d’euros pour la campagne électorale, selon leurs résultants, sont: António José Seguro (31%), André Ventura (23%), João Cotrim Figueiredo (16%), Henrique Gouveia e Melo (12%) et Marques Mendes (11%) bénéficieront d’un soutien financier de l’État. Les autres candidats ayant obtenu moins de 5% se partagent à parts égales les 20% de la subvention étatique.
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Le soir des élections, le site du Bloco résumait ainsi la prise de position de son coordinateur national.
«Le soir des élections présidentielles, le coordinateur du Bloc de gauche (de gauche), José Manuel Pureza, a souligné la «formidable campagne» menée par Catarina Martins «contre la politique de la peur et de la violence, pour l’espoir, la démocratie, la solidarité, le logement et un système de santé public performant, pour les salaires et les retraites».
Reconnaissant que «la qualité de la campagne n’a pas été pleinement récompensée par les votes», José Manuel Pureza a rappelé qu’«il n’y a jamais eu d’élection présidentielle comme celle-ci où la pression pour voter de manière tactique a été aussi déterminante». Une pression «renforcée par des sondages qui ouvraient la possibilité d’un second tour entre la droite et l’extrême droite qui, comme on le voit, n’avait aucune crédibilité».
Aux personnes qui, ces derniers jours, ont manifesté leur soutien à la campagne mais qui ont voté tactiquement pour António José Seguro, Pureza a répondu: «Nous comptons sur elles pour lutter pour les salaires, le logement, les hôpitaux, les écoles et les droits des femmes.»
José Manuel Pureza a également souligné la «défaite retentissante du candidat du gouvernement» [Luis Marques Mendes], affirmant que «Luís Montenegro [le premier minstre] est le grand perdant de ce premier tour. Ce dernier peut même prétendre maintenant qu’il ne savait pas qui était Luís Marques Mendes, mais tous les Portugais connaissent l’ampleur de cette défaite du gouvernement» [le quotidien Publico du 19 janvier indique qu’un soutien direct de Montenegro à Mendes aurait été contre-productif tant le le gouvernement est démonétisé – réd.].
Enfin, le coordinateur du Bloco a déclaré que les élections présidentielles «ne se terminent pas aujourd’hui et que le Bloco ne se trompe pas et n’hésite pas quant à sa responsabilité». Il proposera donc au Bureau national du parti, qui se réunira lundi, d’appeler à voter pour António José Seguro «afin de battre André Ventura et l’extrême droite» et d’organiser «la mobilisation totale du Bloco pour vaincre l’extrême droite au second tour».» (Traduction rédaction A l’Encontre)
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Selon le fil d’actualité du quotidien Publico, «toute la gauche est déjà mobilisée pour voter pour António José Seguro, tandis que les partis de droite choisissent de ne pas prendre position officiellement. Toutefois, plusieurs personnalités du PSD et l’Initiative libérale (IL) annoncent leur soutien à l’ancien leader socialiste.» (Réd.)

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