mercredi
17
octobre 2017

A l'encontre

La Brèche

Egypte. Un «salaire minimum» qui laisse les travailleurs sceptiques

Publié par Alencontre le 25 - septembre - 2013
Y compris des travailleurs du secteur public n'auront pas le salaire minimum

Y compris des travailleurs du secteur public n’auront pas le salaire minimum

Par Salma Hussein

Le salaire minimum de 1200 L.E. mensuel (158 CHF) dans le secteur public annoncé en fanfare par le gouvernement le 19 septembre 2013 peine à convaincre, même les ouvriers (sans mentionner les journaliers de l’agriculture ou de la pêche qui forment plus de 60% du prolétariat – voir les trois articles qui suivent). Et ce, bien qu’il dépasse toutes les prévisions.

L’annonce est intervenue quelques jours avant un nouveau cycle de négociations entre des représentants du gouvernement, du secteur privé et des ouvriers. Il était pourtant question, avant, d’un salaire minimum situé entre 800 et 1000 L.E. Le vice-premier ministre, Ziad Bahaeddine, se félicite de la décision. Dans des déclarations à Al-Ahram, il affirme que ce salaire minimum «répond à la demande des ouvriers». «Nous avons le temps pour décider comment nous allons le financer étant donné qu’il sera appliqué en janvier 2014», renchérit-il. Et d’ajouter: «Toutes les études effectuées sur la question confirment l’impact positif du salaire minimum sur la distribution des revenus». Le salaire minimum concerne les fonctionnaires de l’appareil administratif de l’Etat.

La dernière hausse du salaire minimum dans le secteur gouvernemental remonte à 2012 (700 L.E. contre 400 L.E. un an avant la révolution du 25 janvier 2011). Il avait coûté au budget de l’Etat plus de 16 milliards de L.E. La hausse du salaire minimum dans le secteur gouvernemental ne serait qu’une étape en vue de généraliser le salaire minimum au secteur privé. Mais pour ce secteur employant la moitié de la main-d’œuvre en Egypte, la somme de 1200 L.E. est considérée comme exagérée. Le représentant des industriels, Mohamad Zaki El-Sewedy, est d’avis que chaque secteur et chaque région doivent fixer leur propre salaire minimum, sinon, les investisseurs réduiront leur demande de salarié·e·s.

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) est contre le principe de plusieurs salaires «minimums», déjà appliqué en Inde, et qui a prouvé son inefficacité, car il permet à l’employeur de contourner le salaire minimum. Ainsi, l’OIT plaide pour l’exemple du Brésil, où le droit à un salaire minimum est stipulé par la Constitution. Elle impose un salaire minimum unique. D’autant plus qu’en Egypte, le coût moyen de la vie pour un individu ne varie pas d’une région à l’autre. Il est situé entre 640 et 680 L.E. par mois, selon le bureau officiel de statistiques CAPMAS.

Les ouvriers, eux, sont paradoxalement les moins satisfaits par cette annonce. Pour beaucoup d’entre eux, le salaire minimum est un bluff, et son impact sur la vie des Egyptiens sera minime, car a priori, il ne concernera que le secteur public. En fait, la Banque Mondiale (BM) estime que la moitié des salariés en Egypte sont en dessous du seuil de pauvreté, la majorité d’entre eux travaillant dans le secteur privé. Alors que le gouvernement emploie le quart seulement des salariés, et la moyenne de ces salaires est plus élevée que celle du secteur privé.

Khaled Ali, avocat des droits des travailleurs et ex-candidat aux élections présidentielles de 2012, trouve la décision gouvernementale illusoire. «Lors des négociations entre le gouvernement, les ouvriers et les représentants du secteur privé, les employeurs privés ont convaincu le gouvernement d’inclure, dans son calcul du salaire minimum, la valeur des services offerts aux employés, comme le transport ou les repas, pour éviter une grande hausse de la facture des salaires», explique Ali. Et de conclure: «Cela signifie que le gouvernement paiera de 100 à 150 L.E. de plus seulement».

Pire, la hausse annoncée est facilement réversible, selon Ali, puisqu’il s’agit d’une décision et non pas d’une loi. En fait, le gouvernement n’a pas tenu sa promesse formulée après 2011, d’augmenter chaque année le salaire minimum de 100 L.E. Et il n’a jamais intégré les 500’000 employés sans contrat dans le secteur public concerné.

Conséquence : moins de 2% des salariés ont profité de la hausse en 2011/2012, laissant la grande majorité des Egyptiens sans réelle amélioration au niveau de leurs conditions de vie après la chute de Moubarak. Et cette frustration a aussitôt mené à une seconde révolution le 30 juin. Qu’en sera-t-il pour le futur? (Al Ahram, 25 septembre 2013)

*****

Les travailleurs journaliers, la majorité des travailleurs, vont-ils avoir une «assurance sociale»?

Par Dina Bakr

Travailleurs et travailleuses journaliers dans l'agriculture

Travailleurs et travailleuses journaliers dans l’agriculture

Le gouvernement égyptien semble enfin décidé à accorder une assurance sociale aux travailleurs non déclarés. Cette catégorie renferme les paysans, les vendeurs ambulants, les pêcheurs, les ouvriers journaliers et les portiers-concierges. Ces derniers ne sont pas enregistrés au Ministère du travail et donc ne profitent d’aucun avantage. Aujourd’hui, le ministère a décidé de prendre en charge cette catégorie longtemps marginalisée.

«La première étape sera de recenser leur nombre exact en faisant un travail de terrain pour renouveler la base d’informations sur les travailleurs journaliers avant de mettre en application ce projet d’assurance sociale», précise Kamel Abou-Aita, ministre du Travail.

«L’absence de base juridique concernant cette tranche de la population a conduit à la détérioration de ses conditions de travail et a poussé ses employeurs à l’exploiter sans lui fournir de sécurité», analyse Mohamad Abdel-Qader, fondateur du syndicat indépendant des Ouvriers journaliers, une association qui défend les droits de cette main-d’œuvre irrégulière.

D’après les estimations du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), les travailleurs non déclarés représentent de 60 à 80 % du marché du travail. Les doter d’une assurance sociale est devenu nécessaire, notamment à cause de l’instabilité de leurs revenus particulièrement en période de crise.  «Le fait de fournir une protection à cette catégorie de la population est un premier pas afin d’arriver à une justice sociale», estime le ministre du Travail, qui a lui-même participé à plusieurs manifestations ouvrières.

Ce n’est pourtant pas la première fois que le sujet est abordé. D’après Farida Al-Naqqach, rédactrice en chef du journal de gauche Al-Ahali, durant le régime de Moubarak, le Parti du rassemblement avait présenté un programme de participation populaire, mais sans résultat. «Le fait d’intégrer les marginalisés en les faisant bénéficier de l’assurance sociale n’est qu’un calmant de la part du gouvernement pour montrer aux citoyens que les revendications des révolutionnaires ont été entendues et que la justice sociale fait partie des priorités du gouvernement», avance-t-elle. Or, dit-elle, le nouveau gouvernement suit la même politique que celle de Moubarak en faisant des compliments aux hommes d’affaires qui réalisent de gros profits sans se soucier de leurs salarié·e·s.

Au cours des années 1970 et avec l’application de la politique de l’ouverture économique, le statut des ouvriers s’est détérioré. Ce n’est que lors de la révolution du 25 janvier 2011 que les journaliers ont commencé à revendiquer haut et fort leurs droits, créant des syndicats indépendants pour se défendre.

La loi sur les assurances sociales de l’année 1979 stipule en effet que tous les citoyens doivent bénéficier de l’assurance sociale. Les lois internationales du travail stipulent aussi que tous les citoyens ont droit à une assurance sociale même s’ils ne sont pas déclarés. Ce genre d’assurance est appelé l’assurance nationale et permet à chaque citoyen de bénéficier d’un minimum de protection médicale.

«La loi n°12 de l’année 2003 vise à organiser les règlements financiers et administratifs à travers l’installation de 28 bureaux de protection des journaliers à travers toute l’Egypte», explique Sami Naguib, fonctionnaire aux assurances sociales. Ahmad Al-Borai, ministre de la Solidarité sociale, estime pourtant que les droits des ouvriers journaliers ne sont pas respectés. Ils travaillent sans aucun système de protection, et les critères internationaux du travail ne sont pas respectés que ce soit à propos du salaire ou des horaires de travail.

«La nouvelle Constitution doit inclure le principe de la justice sociale à travers des textes concrets qui garantissent à chaque citoyen — y compris les paysans, les ouvriers et les marginalisés — un droit au logement, au travail, à la santé … c’est ce qu’il faut souligner dans la Constitution», souhaite Hossam Moenes, membre du Parti du courant populaire.

Selon lui, la Constitution est le premier pas vers la justice sociale et doit obliger l’Etat à répondre à toutes les revendications économiques et sociales des citoyens.

Mais nombreux sont ceux qui voient dans ce genre de discours une pure propagande de la part d’un nouveau gouvernement qui tente de s’attirer la sympathie des plus démunis. «Malgré les bonnes intentions du gouvernement actuel, ce projet de loi ne va résoudre qu’une petite partie du problème. Le problème majeur se base sur le principe de la redistribution de la richesse nationale», conclut Farida Al-Naqqach.

*****

Les pêcheurs: huit millions et une précarité mortifère

Par Dina Bakr

egypte_058_lac_nasser«Je suis un chef de famille et j’ai honte de dire que j’ai besoin d’argent pour mes médicaments car je souffre d’asthme. Cette maladie m’a obligé à prendre ma retraite à 38 ans», se plaint Ahmad Moustapha, 42 ans, pêcheur, et qui n’a plus de revenus. L’homme paraît plus vieux que son âge. Une femme, 4 enfants en école primaire à sa charge, en plus de sa maladie… tout cela nécessite de l’argent.

Travailler comme pêcheur demande une santé de fer pour pouvoir résister au mauvais temps et à la houle surtout en automne et en hiver. A une certaine période, il travaillait une journée et restait ensuite 10 jours à la maison tout en faisant des va-et-vient incessants à l’hôpital pour suivre son traitement qui lui permet de respirer normalement.

«J’ai besoin d’avoir un salaire mensuel. La charité que je reçois des associations est rare et le fait d’attendre que quelqu’un me tende la main m’est devenu insupportable», poursuit Ahmad Moustapha, qui a la conviction qu’il va mourir jeune. Son seul souci est de garantir un avenir plus stable à sa famille.

Ahmad Moustapha n’est qu’un cas parmi les milliers de travailleurs saisonniers. Ces derniers représentent 60% du marché du travail d’après les statistiques du Ministère du travail. Ils n’ont jamais bénéficié de sécurité sociale. Mais une prise de conscience a eu lieu après la révolution du 25 janvier 2011.

Le Ministère de la solidarité sociale est en train d’étudier un projet de loi relatif aux travailleurs journaliers à l’exemple des pêcheurs, des paysans, des vendeurs ambulants… pour qu’ils bénéficient d’une assurance médicale, tout en fixant l’âge de la retraite à 55 ans.

Selon l’Etat civil égyptien, il y aurait 8 millions de pêcheurs en Egypte, toutes catégories confondues. Tareq Emara, professeur à l’Institut du service social, dénonce depuis longtemps les conditions de vie de ces travailleurs. Il souligne qu’être pêcheur est un métier à risque. Une erreur humaine ou des conditions climatiques difficiles peuvent coûter la vie à tout un équipage.

Les blessures demandent parfois une intervention chirurgicale, dont les frais sont exorbitants. Saber, 26 ans, a eu la jambe cassée en manœuvrant un treuil par mauvais temps. «J’ai dû emprunter 20’000 L.E. pour subir une intervention chirurgicale dans un hôpital privé. Car à l’hôpital public, il n’y avait ni médicaments, ni service de radio, et le médecin exerçait seul sans personnel paramédical», se plaint Saber qui a fini par rembourser sa dette au bout de deux ans.

«Les pêcheurs doivent également rénover leurs équipements. Beaucoup veulent acquérir de nouveaux bateaux pour aller pêcher plus loin, là où il y a plus de poisson», dit Sayed Ebeid, 40 ans, pêcheur et diplômé de la faculté de commerce.

Il y a une quinzaine d’années, Ebeid a subi des pressions. Son père n’a pas voulu qu’il soit comptable dans une société pour un salaire de 150 L.E. par mois. Dans cette famille, le métier de pêcheur se perpétue de père en fils. A l’époque, un pêcheur pouvait gagner 400 L.E. par mois, parfois plus. Mais aujourd’hui, la pollution et la concurrence des sociétés d’élevage de poissons ont réduit leurs revenus.

Ahmad Nassar, représentant du syndicat des Pêcheurs de Borg Megheizal, à Kafr Al-Cheikh, a émis plusieurs propositions pour que le Ministère de la solidarité sociale garantisse un soutien financier aux pêcheurs. Il souhaite notamment que les sociétés pétrolières soient plus durement sanctionnées en cas de fuite ou de pollution et que l’argent des amendes soit reversé aux pêcheurs.

Ahmad Nasser a créé le syndicat des Pêcheurs de Borg Megheizal en 2008. Il réunit 113 associations de la société civile travaillant pour la protection des pêcheurs. Il distribue, par exemple, chaque mois de la nourriture à 150 familles.

Les pêcheurs se divisent entre propriétaires de bateaux et employés. Mais quel que soit son statut, un pêcheur a toujours un revenu instable soumis aux aléas de la pêche.

Pour Tareq Emara, les associations ne suffisent pas à répondre aux problèmes des familles de pêcheurs: «Les associations ne présentent que des solutions partielles et ne peuvent se substituer au rôle de l’Etat». Il insiste sur l’urgence de la création d’une sécurité sociale spéciale pour les pêcheurs. Il demande également que l’on taxe davantage les poissons importés, de manière à pouvoir trouver l’argent nécessaire au fonctionnement d’une hypothétique caisse d’assurance sociale. (Al Ahram, 25 septembre 2013)

*****

Paysans: exploitation et maladies, le lot quotidien

Par Dinan Bakr

Petit paysan, propriétaire....

Petit paysan, propriétaire….

6h-18h: c’est l’horaire de travail de Farouq. 12 heures d’affilée avec une petite pause pour le déjeuner. Les pieds dans la boue, il cultive sa terre et prend soin d’elle comme d’un enfant. «Je ne voudrais pas subir le sort de beaucoup de paysans qui souffrent d’hépatite C. Mais porter des gants ou des chaussures sous cette chaleur étouffante c’est difficile», dit ce jeune paysan de 26 ans.

Plusieurs de ses voisins sont malades en raison des produits chimiques utilisés pour détruire les insectes. Les paysans ne sont pas informés du danger des insecticides et ignorent toute notion de protection contre ces produits. Et lorsqu’ils constatent que leur état de santé s’est détérioré, c’est souvent trop tard.

Le centre Ibn Khaldoun estime que 54% des paysans souffrent d’insuffisance rénale et de virus C, alors que 33% sont atteints d’hépatite B ou C. «Les paysans irriguent leurs terres avec de l’eau polluée et les insecticides qu’ils utilisent sont cancérigènes. Ces éléments sont un danger pour la santé des paysans», alerte Saïd Osmane, président de l’Union des syndicats des paysans.

D’après les statistiques de l’Union de la coopération agricole, il y aurait 40 millions de personnes vivant du secteur agricole en Egypte, classées en 3 catégories: propriétaires, cultivateurs et grossistes, et commerçants.

A Fayoum, Saediya a perdu son mari alors âgé de 46 ans. Il lui a laissé 5 enfants, dont l’aîné n’avait que 11 ans. Il a dû quitter l’école pour subvenir aux besoins de sa famille. Il travaille comme journalier dans un village voisin et gagne 20 L.E. [2,64 CHF ] par jour. Sans assurance médicale, ni campagnes de sensibilisation sur les pesticides et les insecticides, les conditions de vie des agriculteurs se sont fortement dégradées.

Les syndicalistes veulent depuis longtemps que la caisse sociale paysanne touche 5 % des revenus du Canal de Suez pour assurer les cultivateurs en cas de maladie ou de blessure. «Nos grands-pères sont morts en creusant le Canal de Suez. Alors nous avons le droit de profiter de certains avantages!», affirme Ahmad Gouda, porte-parole d’un syndicat de Paysans. Il propose aussi d’imposer des taxes sur les fruits importés pour compléter l’argent des caisses de l’assurance sociale.

Hassan, un paysan de 60 ans, a profité de la décision de Gamal Abdel-Nasser d’octroyer à chaque paysan 5 feddans [2,1 hectares] de terre agricole. «Aujourd’hui, on n’attache plus d’importance au paysan. Sa santé n’est plus un souci prioritaire qui préoccupe l’Etat. La perte de certains privilèges et la confiscation de parcelles de terre agricole au profit du Ministère du logement ont mené à la catastrophe. Et tout cela pour construire des immeubles! C’est un véritable gâchis!», lance Hassan. Pour lui, l’Etat devrait couvrir à 100% les frais de santé des paysans. Aujourd’hui, les 5 feddans de l’époque ont souvent été divisés entre héritiers. Beaucoup sont ainsi obligés de travailler comme journaliers ailleurs.

Le revenu mensuel d’un paysan tourne autour de 600 L.E. «Nous avons besoin d’une allocation chômage, car ce n’est pas toujours évident de trouver du travail toute l’année. Notre métier est dépendant des saisons», indique Osmane.

Les paysans espèrent que l’Etat prendra aussi en considération leurs revendications concernant la redistribution des terres désertiques. Ils souhaitent qu’y soient installées les infrastructures nécessaires pour augmenter la surface agricole de l’Egypte. (Al Ahram, 25 septembre 2013)

Vous pouvez écrire un commentaire, ou utiliser un rétrolien depuis votre site.

Ecrire un commentaire




Le 21 septembre une nouvelle journée de mobilisation contre le «Code du travail à la Macron» aura lieu en France. Le 22 septembre, le Conseil des ministres examinera les ordonnances de Ia «loi travail XXL». Puis le Président signera et le Parlement n’aura rien à dire, de facto. Donc seule l’action directe prend toute sa place. Et les explications, par exemple, que donnent du contenu de cette contre-réforme les membres du Syndicat des Avocats de France

8. L'accord d'entreprise primera sur la loi et le contrat de travail

9. Casser la loi

10. La fusion des instances représentatives du personnel

11. Diluer la négociation collective

12. Le fonctionnement des instances représentatives du personnel

13. Le recours au référendum

Recent Comments

Le site alencontre.org existe depuis plus de 12 ans. Il vient de changer d’aspect. De manière significative. Mais il n’a pas modifié ses objectifs : informer, analyser, afin de faciliter une compréhension des réalités économiques, sociales, politiques à l’échelle internationale. Dans ce sens, ce site valorise la liaison qui peut s’établir entre comprendre et agir, dans une perspective socialiste et démocratique. Ce «lifting» a été effectué pour répondre aux exigences d’un nombre croissant de lectrices et lecteurs. Nous espérons que celui-ci entrera en résonance avec les attentes des visiteurs de A l’Encontre et de La Brèche. Il leur appartiendra, aussi, de s’en approprier le contenu et de le commenter. Vous pouvez nous contacter sur redaction@alencontre.org