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Algérie. Contre la mascarade électorale: abstention massive!

Publié par Alencontre le 13 - avril - 2014

Pour une assemblée constituante représentative des masses populaires!

Un des grèves à l'ETUSA, en novembre 2012

Un des grèves à l’ETUSA, en novembre 2012

Déclaration du Parti socialiste des travailleurs

Alors que le rejet de la mascarade électorale d’avril 2014 [17 avril 2014] s’amplifie, comme l’attestent les dizaines de protestations populaires contre la tenue des meetings électoraux, le régime préconise toujours le statu quo par le biais du «4e mandat» [d’Abdelaziz Bouteflika].

Assuré du soutien des milliardaires des organisations patronales, des apparatchiks des «organisations de masse», d’une clientèle opportuniste et de la bienveillance des puissances impérialistes, Bouteflika, en dépit de sa maladie, est investi de la mission d’incarner symboliquement un «modus vivendi», permettant aux principales factions au pouvoir de respecter «la trêve» et leur assurant le passage à l’après-17 avril sans mauvaise surprise.

Après plusieurs années de limitation des libertés démocratiques, telles que le droit de grève et de manifestations, après tant d’intimidations contre les mobilisations syndicales et sociales, après une si grande fermeture des médias à la libre expression et au débat d’idées, les masses populaires n’accordent aucune crédibilité à la présidentielle de jeudi prochain. Marquées par les années de sang et de massacres de la décennie 1990 et en l’absence d’une alternative politique capable d’imposer une solution à même de satisfaire leurs aspirations sociales, les masses populaires s’abstiennent de toute aventure politicienne. Le mouvement BARAKAT [«ça suffit!»], en faisant l’impasse sur les revendications sociales des travailleurs, des chômeurs et des opprimés, ne peut pas gagner l’adhésion des masses populaires.

Le consensus des partisans du libéralisme et de la privatisation, qu’ils soient candidats ou non, autour d’une «transition démocratique» n’est en réalité qu’un consensus pour le partage du pouvoir politique pour mieux s’accaparer les secteurs juteux de l’économie et de nos richesses nationales. La visite [le 3 avril] de John Kerry, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, s’inscrit dans cette perspective libérale qui garantit à l’impérialisme sa mainmise sur nos hydrocarbures, sur nos réserves financières et notre insertion dans son dispositif sécuritaire dans la région.

En dépit de son discours démocratique, anti-libéral et anti-impérialiste, la candidate [Louisa Hanoune] du Parti des Travailleurs s’est malheureusement piégée par son attitude de «dédouanement» de Bouteflika, dont le bilan économique et social est désastreux.

Mais les luttes des travailleurs, des chômeurs, des femmes et de la jeunesse se développent et s’amplifient. Après les grèves de l’ETUSA (Etablissement public de Transport Urbain et Suburbain d’Alger) et des enseignants, après les mobilisations des chômeurs et des pré-emplois, voilà les grèves des travailleurs du port d’Alger, des cheminots, du métro, des agents de SONATRACH [Société nationale de transport et de la commercialisation des hydrocarbures] de Hassi R’mel, de la cimenterie Lafarge de Mascara… qui montrent la voie de la résistance et de la construction du rapport de force politique de demain.

Le PST considère que le scrutin du 17 avril 2014 n’est pas démocratique et son résultat n’aura aucune légitimité.

Le PST appelle à l’élection d’une assemblée constituante représentative des intérêts des travailleurs, des jeunes, des femmes et de tous les opprimés de notre pays.

Le PST réitère son appel pour une convergence démocratique, anti-libérale et anti-impérialiste.

Le PST appelle les Algériens et les Algériennes à ne pas cautionner cette mascarade électorale.

Le PST appelle à une abstention massive (Direction Nationale. Alger, le 11 avril 2014)

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Le travail dans les entrepôts à l’heure de «l’économie numérique»

Entre votre livraison à domicile d’une commande passé à Amazon et les profits nets de Jeff Bezos, le patron d’Amazon, il y a un «problème». Le tout «fonctionne» sur la base d’une plate-forme qui organise une très nombreuse main-d’œuvre. «Elle» – ses fonctions sont conçues par la direction du groupe – intensifie et contrôle au plus près du travail des salarié·e·s; «elle» contribue à rendre les emplois plus précaires et instables.

Au cours de cette session du séminaire consacré au capitalisme, à Toronto (Canada), Alessandro Delfanti discute des changements à l’œuvre dans l’organisation du travail, de la composition de la classe salariée et de l'évolution des rapports de travail résultant des relations entre le capitalisme et la technologie. Il le fait sur la base d'une étude récente d’un entrepôt d’Amazon en Italie.

Alessandro Delfanti enseigne à l'Institut de Communication, Culture, Information et technologie à l'Université de Toronto. Il fut l'un des principaux membres fondateurs du réseau Log Out! Réseau de résistance des travailleurs et travailleuses à l'intérieur et contre l’économie des plates-formes. Son intervention est en langue anglaise. (Réd. A l’Encontre)

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