vendredi
18
août 2017

A l'encontre

La Brèche

RTR4G3X9Par envoyé spécial de Mediapart

A Lyon, le dimanche 30 novembre 2014, 15 heures, les militants du Front national (FN) agitent des drapeaux tricolores et trépignent en attendant l’arrivée de Marine Le Pen. Selon la communication du Front national, ils seraient plus de 3000 ce jour-là. Une vidéo annonce l’arrivée de la présidente. On y voit les trésors de France et un slogan, maintes fois rabâché: «La France est belle, protégeons-la ». Puis, elle arrive. Émergeant du côté de la scène, sa tête blonde traverse la salle devant les militants. Tout de noir vêtue, Marine Le Pen monte sur scène et écarte fougueusement les bras pour saluer son public. C’est la liesse générale. Seule candidate, Marine Le Pen a été réélu avec 100% des suffrages exprimés.

Pour clore le XVe congrès, la cheffe incontestée se lance dans une diatribe d’une heure contre l’«UMPS» [UMP et PS], contre l’Europe, contre  la situation économique, l’immigration, l’insécurité ou encore contre ces maires qui financeraient des mosquées. La température monte. «On est chez nous, on est chez nous», scande à plusieurs reprises la salle. En pré-campagne présidentielle [pour 2017], la présidente s’enorgueillit ensuite que «les stratégies de (leurs) adversaires se déterminent en fonction de nos poussées électorales… Aucun doute, nous serons au second tour. L’ancien président et le nouveau se bataillent pour savoir qui sera à la deuxième place!».

Les rires fusent. Mais au final, ce discours de synthèse reste assez classique. «Elle s’est inscrite dans la ligne droite de Jean-Marie Le Pen», analyse sur place le sociologue Sylvain Crépon, membre de l’Observatoire des radicalités politiques (ORAP). «Elle a aussi beaucoup insisté sur la nécessité de former des cadres pendant le Congrès, je ne l’avais jamais entendu autant. Le FN se met en ordre de marche pour 2017», constate le chercheur.

Dans la salle, Hélène et Carmen ne cachent pas leur admiration. Elles ont conduit pendant six heures pour venir de Metz à Lyon. Au chômage ou en reconversion, elles pensent que le FN (Frotn nationale) est leur seul espoir pour que la Lorraine ne finisse pas comme «le Ch’Nord». Dans le hall, un immense drapeau tricolore est tendu par des organisateurs. C’est l’heure de la quête. Cinq, dix ou vingt euros… Les militants jettent leur argent dans la toile républicaine. Une tradition remise au goût du jour, mais qu’il ne vaut mieux pas photographier ou filmer. Une équipe de Canal Plus en a d’ailleurs fait les frais. Alors qu’elle filmait la scène, un vigile a poussé le cameraman de façon agressive, sans explications. Ambiance tendue avec la presse. Si Mediapart et le petit journal de Canal Plus étaient interdits d’accès, le FN avait en revanche accrédité la presse d’extrême droite, notamment le journal national-catholique Présent et la web-télé TV-Liberté

Hervé, lui vide ses poches dans le drapeau français. Pour cet agent de sécurité de 58 ans, c’est un geste envers la «famille ». Trente ans qu’il milite au FN. Sa fille, une blondinette, peintre dans le bâtiment, n’a que deux euros. A 22 ans, sa Marie ne jure que par Marion «qui a presque le même âge», comme ses amis ouvriers. Elle est ravie que Marion Maréchal-Le Pen soit arrivée en tête ce dimanche après l’élection du comité central.

A 24 ans, la jeune députée est en effet arrivée à la troisième place derrière son grand-père, Jean-Marie Le Pen, sa tante, Marine Le Pen, et devant le vice-président Louis Aliot, compagnon de la présidente du FN. Elle-même a été réélue à la tête du parti avec 100% des voix, étant l’unique candidate. Plus que jamais, le Front national fait figure de PME familiale. Même si Marion Le Pen explique face aux micros qu’elle n’a «pas accepté de vice-présidence car (elle) ne voulai(t) qu’on puisse reprocher à Marine Le Pen le « front familial »».

En face, le vice-président du parti Florian Philippot n’a pas percé comme espéré face à ce mur. Il  n’arrive qu’en quatrième position. «Je n’ai pas ce coup de pouce de m’appeler Le Pen», a-t-il réagi, samedi. Interrogé sur le nouvel exécutif, ce proche de Marine Le Pen en charge de la communication se dit satisfait car cela  «reflète le « marinisme ». Il y a une montée en puissance d’une nouvelle génération, il y a aussi des personnes plus historiques, il y a des nouvelles têtes, notamment celle de Gaëtan Dussaussaye, le directeur du FNJ, c’est une bonne nouvelle». Il assure ne pas être déçu de sa quatrième place, «parce que ce sont des logiques internes, l’ancienneté joue. J’ai fait 70%, soit 7 adhérents sur 10 qui ont voté pour moi. Alors, 8 sur 10 ont voté sur Marion, oui et je suis content pour elle», conclut Florian Philippot, visiblement saturé.

Fin des débats sur de «prétendues dissensions internes». Le mot d’ordre du week-end était l’unanimité derrière Marine Le Pen, malgré deux lignes différentes entre Marion Le Pen, plus conservatrice, et Florian Philippot, plus étatiste. «Il y a un focus grossissant des médias aussi. Le FN n’a pas d’opposition interne véritablement structurée, et ça, parce que Bruno Gollnisch ne l’a pas voulu», relève le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite et directeur de l’ORAP. «Au fond, le FN a une certitude, c’est qu’il faut marcher sur ces deux jambes-là, et pas sur une seule.  Le FN a tout intérêt à faire cohabiter les deux sensibilités. Une deuxième scission – comme en 1998 – n’est pas envisageable. La maison va tenir car le FN est conscient de la chance historique que le front a», souligne Jean-Yves Camus.

Un peu plus loin, Bruno Gollnisch, battu par Marine Le Pen pour la présidence du parti en 2008, attire la sympathie des militants. Il faut dire qu’il a mis des atouts de son côté en offrant du Beaujolais aux congressistes. Plus de mille bouteilles de vin, cuvée  «Gollnisch», se sont arrachées samedi dans les stands du Congrès, entre les saucissons de Lyon, les grattons et les photos-souvenirs.

Renouvelé au bureau politique, le conseiller régional de Rhône-Alpes s’offusque lorsqu’on lui fait remarquer que ses proches tombent dans les tréfonds du classement du Comité central Imperturbable, Bruno Gollnisch affirme qu’il a parrainé Amaury Navaranne ou Catherine Salagnac, nommés dans le nouveau bureau politique. A croire que la ligne gollnischienne ne serait pas tout à fait éteinte.

En revanche, de nouvelles têtes d’affiche s’imposent, comme Nicolas Bay [1], nommé, sans surprise, secrétaire général du parti dimanche. Député européen et conseiller  régional de Haute-Normandie, il a été mis en avant lors de ce Congrès. Sur son profil Twitter, il pose sans complexe à la soirée de gala du FN avec le vice-président de la Douma, Andreï Issïev,  le représentant du Kremlin à Lyon.

5197085« C’est ce qui m’a le plus marquée dans ce Congrès », précise Sylvain Crépon, sociologue, « c’est la présence d’un responsable de Russie Unie, c’est extraordinaire qu’ils s’affichent avec un représentant de la Russie et des leaders de partis populistes européens, de grands radicaux comme Heinz-Christian Strache du FPO autrichien, qui reste ambigu sur le passé nazi de l’Autriche ».

Une nouvelle tête également a fait parler d’elle. Il s’agit de Julien Sanchez, 31 ans, et nouveau maire FN de Beaucaire dans le Gard. C’est lui qui a animé la scène ce dimanche, avant l’annonce des membres élus au  comité central. S’il n’est pas dans le bureau politique, ce jeune frontiste est arrivé à la quinzième place au comité central. Adhérent de longue date, ses idées sont plus proches de celle de Jean-Marie le Pen, le président d’honneur du parti, toujours autant ovationné à chaque entrée sur scène. « Pour la peine de mort, je suis plutôt pour son rétablissement. Je pense que c’est quelque chose d’important pour l’échelle des peines. Aujourd’hui quand on commet un crime, on ne risque pas grand-chose. Le but, c’est que ce soit dissuasif », explique-t-il sans ciller dans les couloirs du congrès.

Dernièrement, Julien Sanchez a fait parler de lui en recrutant à la communication de sa mairie Damien Rieu, le porte-parole de Génération identitaire – mouvement de jeunesse des identitaires. Damien Rieu était d’ailleurs présent au Congrès du FN. Tout comme Arnaud Naudin, autre membre du Bloc identitaire et rédacteur en chef de Novopress, qui a assisté au discours de la présidente du Front national. D’autres se livraient à un étrange jeu de cache-cache avec les journalistes : Guillaume Lotti (cadre du Bloc identitaire) et Maxime Martin (militant de Génération identitaire) se targuaient d’espionner dans la salle les journalistes du Monde et de l’AFP qu’ils jugent militants.

Bien implantés à Lyon, les identitaires, même minoritaires, étaient donc visibles, en marge du Congrès également. [voir l’article publié sur ce site en date du 28 novembre 2014]. A l’extérieur,  le bâtiment était cerclé de CRS, une vingtaine de fourgons s’alignait le long du centre des congrès. Et pour cause: une manifestation anti-FN se tenait à Lyon samedi, qui a réuni environ 3000 personnes. Les identitaires comptaient s’y inviter pour «défendre les commerçants» face aux « casseurs d’extrême-gauche ». Mais après discussion avec la police, ils seraient officiellement restés dans leur local de la Traboule, dans le vieux Lyon samedi après-midi pour «ne pas mettre de l’huile sur le feu».

Mais la manifestation anti-FN organisée par la Conex (Coordination nationale contre l’extrême-droite) a dégénéré samedi. Des vitrines ont été saccagées et quatorze personnes interpellées. Pour Armand Creus, conseiller régional du Front de gauche et membre du collectif Vigilance 69, « des provocateurs se sont infiltrés et notre manifestation pacifique a été dénaturée. Ils étaient peut-être deux cents et très bien organisées. Ils avaient des marteaux, des pierres.  Notre service d’ordre a été coupé en deux. On a dû se disperser sous les gaz lacrymogènes », regrette-t-il.

L’ascension de Nicolas Bay dans l’appareil frontiste lancera-t-elle d’autres passerelles vers les identitaires? Le nouveau secrétaire général du FN bénéficie de nombreux contacts au Bloc identitaire, et a favorisé le rapprochement de plusieurs cadres avec le Front national,. En novembre 2012, Marine Le Pen avait officiellement exclu toute alliance électorale entre son parti et le Bloc identitaire, un mouvement d’extrême droite formé selon elle d‘«européistes», de «régionalistes», qui «contestent le rôle fondamental de la Nation».

Depuis, plusieurs identitaires ont rejoint des mairies frontistes, notamment à Beaucaire, à Cogolin. Début novembre, c’est une autre figure du Bloc identitaire, Philippe Vardon, qui était présent dans le public lors du conseil municipal du Pontet (Vaucluse), autre ville FN.

Désormais, certains responsables frontistes vantent même ouvertement les qualités du Bloc identitaire. Julien Sanchez explique à Mediapart que s’il n’a «pas eu d’engagement chez les identitaires», cela ne « (l)empêche pas de trouver certaines de leurs actions plutôt sympas». Interrogé sur sa nouvelle recrue identitaire à Beaucaire, il répond: «Ça ne me gêne absolument pas de travailler avec les identitaires. Ce n’est pas un travail politique, mais professionnel qui concerne la communication. Sur ceux qui ont postulé à cet emploi, c’était le meilleur». Marion Maréchal-Le Pen a de son côté expliqué, dimanche, 30 novembre, que le Bloc identitaire était «manifestement un bon centre de formation en termes de com’ et d’agit-prop». (Article publié dans Mediapart, le 30 novembre 2014)

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[1] A 36 ans, Nicolas Bay, aussi policé en apparence que dur sur les sujets d’immigration dont il s’occupe, est officiellement nommé secrétaire général du FN, poste où il mettra à profit sa formation mégrétiste. M. Bay remplacera le maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, dont il avait déjà, de facto, repris certaines attributions.

L’officialisation de ce qui était un secret de polichinelle viendra confirmer une carrière politique d’appareil qui s’est pourtant longtemps déroulée sous l’égide de Bruno Mégret, l’ennemi juré des Le Pen père et fille. Nicolas Bay, yeux bleus perçants, visage acéré et peau diaphane, a été entre 2005 et 2008 secrétaire général – déjà – du Mouvement national républicain, le parti créé par M. Mégret suite à la scission du FN en 1998. Marié, trois enfants, il a d’ailleurs déjà affronté… Marine Le Pen elle-même, lors des régionales de 2004 en Île-de-France. A cette occasion – ses adversaires ne l’oublient pas –, il avait sorti les griffes, attaquant dans une même émission Le Pen fille («Tanguy de la politique») et Le Pen père («Je ne ris pas des jeux de mots et des calembours douteux sur les groupes de personnes qui ont souffert»). La future patronne du FN, avec 12,3% des voix contre 1,2% pour lui, l’avait toutefois écrasé. Mais la période Mégret, c’était… avant l’échec définitif de «Brutus». Nicolas Bay est depuis revenu progressivement au FN, en queue de la liste aux européennes 2009, puis en tête aux régionales 2010 en Normandie.

Porte-parole (parmi d’autres) de Marine Le Pen en 2012, il ne s’épargne pas un recadrage de sa patronne, notamment parce qu’il fait circuler en privé l’idée qu’une «vigilance orange» est en place autour de Jean-Marie Le Pen – comprendre surveiller le patriarche comme le lait sur le feu.

Mais les services de Nicolas Bay sont devenus indispensables: responsable des municipales 2014, ce spécialiste de la carte électorale a abattu un travail considérable, salué en interne.

Proche des identitaires

Eurodéputé depuis mai, il continue à s’intéresser à son thème fétiche, l’immigration, sur lequel il conseille Marine Le Pen. Dans le débat au FN sur l’opportunité de parler de «grand remplacement», ce concept cher à l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus (la population blanche et chrétienne serait «remplacée» par une population originaire du Maghreb ou d’Afrique noire de religion musulmane), M. Bay choisit comme d’autres la voie médiane: il repousse le slogan, mais s’inquiète de la «substitution de population», ce qui n’est guère différent.

En «contact» avec les identitaires, M. Bay a d’ailleurs aussi évoqué récemment l’«inversion des flux migratoires», central dans le discours du FN sous Jean-Marie Le Pen mais délaissé par sa fille.

«Il a l’efficacité du mégrétisme et le fond idéologique des identitaires», résume le chercheur Jean-Yves Camus. Le secrétaire général, «c’est plus le gardien de la boutique que l’idéologue en chef, mais c’est un poste éminemment stratégique dans un parti centralisé».

«C’est quelqu’un de la famille idéologique» de l’extrême droite, relève le sociologue Sylvain Crépon, qui rappelle que M. Bay a des « relais » au sein de l’UMP, ayant créé en 1998 une association militant contre le Pacs avec Guillaume Peltier, cofondateur de la très sarkozyste «Droite forte» au sein de l’UMP.

Autre illustration d’un réseau large: il a dit à l’AFP avoir été salarié pour la «coordination et la rédaction des documents de campagne» du FN pendant les législatives de 2012 par Riwal, la société de Frédéric Chatillon, «ami» et «prestataire de service» de Marine Le Pen et ancien leader du Gud, le syndicat étudiant d’extrême droite.

Il a un «avenir important», relève un proche de Marine Le Pen. «Par ses compétences, il a repris du grade», reconnaît un membre de la famille Le Pen. Qui le qualifie toutefois perfidement de «seul vrai mégrétiste» au FN, en mettant en garde la présidente: il ne faut «pas faire de prime à l’infidélité». Un historique du parti lui donne quitus: «s’il a été très impliqué dans l’affaire Mégret, il y a maintenant prescription. Nicolas Bay veut croire que «l’affaire» est derrière lui: «Ce sont des propos de couloirs». (AFP, par Guillaume Daudin, 30 novembre 2014)

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FIFA : comprendre le "système Blatter" en 5... par lemondefr

C’est une bombe que vient de lancer Der Spiegel. Dans un article intitulé «Le complot», l’hebdomadaire allemand dévoile un document qui relance le feuilleton «borgiesque» à la Fédération internationale de football (FIFA).

Ledit document est une proposition de contrat envoyée le 19 décembre 2014 par le cabinet d’avocats californien Quinn Emanuel (QE) au directeur juridique de la FIFA, Marco Villiger. Dans ce document, QE s’engage à défendre les intérêts de la Fédération contre le département d’Etat de la justice américaine.

Le contrat est signé le 5 janvier 2015 par le secrétaire général de l’organisation, Jérôme Valcke, et par son adjoint et directeur financier Markus Kattner, puis tamponné par M. Villiger.

La chronologie apparaît troublante dans la mesure où l’administration de la FIFA semble avoir été au courant de la menace exercée par les autorités américaines «142 jours» avant le fameux coup de filet du 27 mai 2015, à Zurich (Suisse). Ce jour-là, plusieurs dignitaires de l’instance planétaire avaient été interpellés pour corruption, fraude et blanchiment d’argent. Cette vague d’arrestations avait eu lieu deux jours avant la réélection du SuisseSepp Blatter, le 29 mai 2015, pour un cinquième mandat à la présidence de la FIFA.

«Un complot interne»

La tornade judiciaire avait finalement conduit le Valaisan à remettre son mandat à disposition, le 2 juin 2015. Sepp Blatter, dont la signature manque sur le contrat scellé avec QE, assure qu’il «n’était pas du tout au courant» de cet accord. Celui qui a été suspendu six ans pour un paiement de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) fait en 2011 à l’ancien président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini – lui-même radié quatre ans – se dit victime d’un «complot interne». (Le Monde, 12 août 2017, à 12h44, à suivre sur le site de ce quotidien)

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