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avril 2017

A l'encontre

La Brèche

La détresse de Haïti et Sandy

Publié par Alencontre le 13 - novembre - 2012

Par Ashley Smith

L’ouragan Sandy a ravagé le New Jersey, New York et d’autres régions de la côte nord-est des Etats-Unis, détruisant des bâtiments et privant la population d’électricité et de services essentiels pendant des jours. L’Etat capitaliste le plus avancé du monde a dû se démener pour faire face à cette urgence, mais s’est montré incapable de porter secours à beaucoup de gens de la classe travailleuse et des pauvres, livrés à eux-mêmes et à la générosité de leurs voisins.

Alors que le monde avait les yeux rivés sur les images de désolation de New York, les dégâts encore plus importants entraînés par Sandy à Haïti sont restés presque inaperçus. Par chance, ce pays déjà éprouvé n’a pas été frappé de plein fouet, car l’ouragan en a seulement frôlé la partie sud. Cela a néanmoins suffi à détruire cette partie de Haïti.

Le pays s’était à peine remis du tremblement de terre de 2010, qui avait détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince, tuant près de 300’000 personnes, pauvres pour la plupart. Depuis lors, une série de tempêtes tropicales et d’ouragans, dont le plus récent a été Isaac, s’est acharnée sur les habitants démunis et a entravé la reconstruction du pays. Plus de 370’000 Haïtiens sont toujours bloqués dans des camps de réfugiés, vivant dans des tentes et des abris de fortune.

En 24 heures seulement, Sandy a déversé près de 70 centimètres cubes de pluie sur l’île, inondant les camps, détruisant les logements improvisés et jetant à nouveau près de 200’000 personnes à la rue. Seules 17’000 parmi elles ont reçu un abri d’urgence. Plus de 54 personnes sont mortes, 20 sont reportées disparues et on s’attend à trouver de nombreux autres cadavres lorsque le gouvernement et les associations d’aide auront pu atteindre les régions qui sont actuellement inaccessibles suite aux dommages occasionnés par l’ouragan.

Sandy a eu un effet particulièrement dévastateur sur le secteur agricole, détruisant près de 70% des récoltes dans le sud et tuant une grande partie du bétail. Le directeur du Ministère de l’agriculture pour le Département du sud, Jean Debalio Jean-Jacques, a déclaré:  «Tout ce que les paysans avaient en réserve, les céréales, les tubercules – tout a été dévasté. Certains avaient déjà préparé leurs champs pour les cultures d’hiver, et ceux-ci ont été ravagés

S’il n’y a plus de récoltes à vendre, les paysans vont être appauvris, et la population urbaine dépendra encore plus des biens alimentaires importés, qui sont déjà très chers. Avant la tempête, les Haïtiens avaient participé à une vague de protestations contre la hausse des prix des denrées alimentaires dans le pays. Des experts ont prédit une augmentation du coût des biens alimentaires à l’échelle internationale, ce qui signifie que Haïti se dirige vers un état d’urgence sur le plan alimentaire.

Avec l’eau de crue qui inonde un pays qui manque d’infrastructures sanitaires de base, les épidémiologistes craignent une recrudescence des cas de choléra dans le pays. Le choléra est une maladie transmise par l’eau et provoquée par des bactéries qui infectent l’intestin grêle, entraînant des diarrhées et une déshydratation. Le choléra se transmet par l’ingestion d’eau ou de nourriture qui ont été contaminées par des personnes infectées. Si elle n’est pas traitée, cette maladie entraîne la mort.

Haïti est déjà le pays le plus touché par le choléra au monde. Plus de 600’000 personnes, soit un sixième de la population, ont contracté cette maladie depuis son apparition en 2010. Plus de 7500 personnes en sont mortes, des centaines de nouveaux cas sont déclarés chaque semaine et deux à trois enfants en meurent chaque jour. On a déjà des indications d’une augmentation du nombre de cas de choléra  parmi les nouveaux sans domicile et ceux qui vivent toujours dans des camps de réfugiés.

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Mais cette dévastation n’a rien de naturel. Sandy a frappé d’autres nations des Caraïbes telles que Cuba et la Jamaïque, pourtant aucune d’entre elles n’a souffert d’autant de dommages et de pertes de vies humaines que Haïti. Le caractère exceptionnel de l’expérience de Haïti tient à son histoire d’étranglement par des puissances impérialistes et à la politique réactionnaire de sa propre élite, dont la moralité est répugnante.

Le pays était à l’origine une colonie d’esclaves administrée par la France. Les esclaves noirs dirigés par Toussaint Louverture se sont révoltés et ont finalement réussi à se libérer en 1804, Haïti devenant ainsi le seul et unique exemple d’aboutissement d’une révolution d’esclaves dans l’histoire de l’humanité. C’est alors que les puissances esclavagistes du monde ont procédé à l’étranglement du pays pour tenter d’éviter que la rébellion ne se propage à d’autres colonies.

La France a obligé Haïti à se soumettre dès sa naissance à une restructuration structurelle, en exigeant notamment un dédommagement pour la perte de ses esclaves en échange d’emprunts. La France a ainsi volé au pays un montant qui équivaudrait actuellement à quelque 22 milliards de dollars. Cette manipulation a étranglé le développement économique de Haïti et l’a confiné dans une misère désespérante pour les deux siècles suivants, alors que sa classe dirigeante et ses superviseurs impériaux accaparaient tout l’argent produit par l’économie.

Ces deux forces se sont combinées pour détruire l’écosystème du pays et surtout ses forêts, le laissant vulnérable aux dommages des ouragans. En effet, les esclavagistes français ont défriché une grande partie des forêts du pays pour planter de la canne à sucre et d’autres cultures. Après l’indépendance, les propriétaires fonciers haïtiens ont coupé encore davantage les forêts pour produire du charbon, le principal combustible des populations urbaines pauvres de Port-au-Prince.

En 2006, plus du 98% des forêts tropicales de Haïti avaient été défrichées. Sans cette barrière protectrice naturelle contre les inondations, les ouragans créent des torrents meurtriers qui dévastent tout sur leur passage. Même des pluies qui tombent lors d’orages moins importants dépouillent le sol de sa couche d’humus, compromettant l’agriculture paysanne. Au cours des années 1980, les Etats-Unis ont encore contribué à détruire l’agriculture en inondant le pays d’exportations de produits alimentaires subventionnés.

Les classes dirigeantes états-unienne et haïtienne ont vu la paysannerie qui se débattait dans les campagnes haïtiennes comme une opportunité pour le développement. Dans les années 1980, les Etats-Unis et le dictateur Jean-Claude «Bébé Doc» Duvalier ont appliqué un plan néolibéral visant à transformer la capitale de Haïti, Port-au-Prince, en une zone franche de sous-traitance pour l’exportation.

Duvalier a conclu des marchés avec des multinationales pour établir des ateliers d’hyper-exploitation dans la capitale, attirant des paysans pour produire toutes sortes de choses, depuis des balles de baseball pour Rawlings jusqu’aux tee-shirts Pocahontas pour Disney. Mais le nombre restreint d’emplois ne suffisait pas pour absorber les masses qui avaient migré vers Port-au-Prince.

Le programme néolibéral états-unien a ravagé l’agriculture haïtienne et créé dans la capitale de vastes bidonvilles dans lesquels des indigents subsistaient dans des taudis à peine pourvus des services de base. La politique néolibérale a ainsi créé les conditions sociales qui ont fait du tremblement de terre de 2010 un meurtrier de masse.

Les classes dirigeantes états-unienne et haïtienne ont fait en sorte de freiner tous les efforts de réforme agraire ou urbaine entrepris dans l’intérêt des paysans, des travailleurs et des citadins pauvres. En 1990 la population haïtienne s’est soulevée, a renversé Bébé Doc – l’allié des Etats-Unis – et a élu à la présidence le dirigeant politique réformiste Jean-Bertrand Aristide. Les Etats-Unis n’ont pas tardé à réagir: l’année suivante ils soutenaient un coup d’Etat de droite. Lorsque Aristide a de nouveau été élu en 2000, les Etats-Unis ont une fois de plus soutenu un coup en 2004.

Ces coups d’Etat ont bloqué toute tentative de remédier à la déforestation du pays, à l’appauvrissement des paysans et à l’indigence urbaine. Après le coup de 2004, les Etats-Unis, la France et le Canada ont poussé l’ONU à occuper Haïti lors de l’anniversaire de son émancipation en 1804. La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a renforcé le néolibéralisme, soutenu les gouvernements de droite qui ont remplacé Aristide, réprimé l’opposition populaire et maintenu la domination de la classe dirigeante locale kleptocrate.

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Malgré toutes les larmes de crocodile versées après le tremblement de terre de 2010, les Etats-Unis, l’ONU et les ONG ont totalement échoué à reconstruire le pays. Ils n’ont pas fourni des logements permanents à ceux qui avaient perdu leurs maisons lors du tremblement de terre. En outre, l’aide qu’ils fournissaient contribuait à court-circuiter l’Etat haïtien, en le paralysant encore davantage et le rendant désormais incapable de coordonner les efforts d’aide.

Les gouvernements de droite haïtiens que les Etats-Unis et la MINUSTAH ont soutenus depuis 2004 n’ont manifesté aucun intérêt à aider le peuple. Ce sont des marionnettes de l’impérialisme et des Haïtiens riches. Le gouvernement actuel du néo-duvaliériste Michel Martelly, élu en 2011, s’intéresse davantage à restaurer la vieille armée haïtienne qu’à fournir de l’aide aux réfugiés du tremblement de terre ou aux victimes de Sandy.

L’occupation par la MINUSTAH, qui s’est dramatiquement étendue suite au tremblement de terre, est censée maintenir la paix et la sécurité et permettre la reconstruction du pays. En réalité elle a été complice de la répression par l’Etat haïtien des mouvements populaires pour la réforme urbaine et agraire. Pire, en 2010 les forces de l’ONU ont amené l’épidémie de choléra dans le pays.

Haïti n’avait pas souffert d’éruption de cette maladie depuis plus de 100 ans. Lorsque le choléra s’est soudain propagé dans le pays, les Haïtiens ont localisé son origine dans un camp de casques bleus népalais des Nations Unies près de Mirebalais. Ils ont observé que les rejets provenant de leurs latrines se déversaient dans un affluent du fleuve Artibonite, d’où ils se propageaient à la capitale, puis au reste du pays.

Des épidémiologistes réputés ont corroboré les déclarations haïtiennes à ce sujet, mais l’enquête officielle de l’ONU a refusé d’identifier la base de l’ONU comme étant le point de départ de l’épidémie. Actuellement, suite à des recherches supplémentaires, une des principales expertes à mener l’enquête, le Dr Daniele Lantagne, a conclu que les allégations haïtiennes étaient correctes depuis le début.

Elle a déclaré aux médias: «L’origine la plus probable d’introduction du choléra en Haïti était une personne infectée par la souche du choléra liée au Népal, qui se trouvait dans un campement de l’ONU à Mirebalais.» Des représentants de l’ONU – actuellement menacés d’un procès pour exiger des compensations pour les victimes et leurs familles – ont tenté de détourner les nouvelles preuves concluantes de leur responsabilité.

Un officiel de l’ONU à Haïti s’est contenté de déclarer: «L’enquête est encore en cours», et le secrétaire général adjoint Hervé Ladsous a déclaré qu’il était «impossible d’établir les origines de l’épidémie».

Comme l’a souligné Hillel Neuer, le directeur général de UN Watch, un groupe qui surveille l’ONU: «Personne n’accuse l’ONU d’avoir pollué volontairement les réserves d’eau de Haïti. Mais lorsqu’un de ses propres experts conclut qu’une division de l’ONU a – par sa négligence – causé une épidémie de masse, on doit aux victimes une meilleure réponse que le déni et le silence assourdissant.»

Maintenant, au moment où le pays en a le plus besoin, les Etats-Unis et le reste de la communauté internationale sont en train de retirer l’aide. Jonathan Watts écrit dans The Guardian: «L’aide financière pour les programmes d’aide humanitaire de l’ONU a diminué de 96% au cours des deux dernières années, et ce malgré la vulnérabilité du pays le plus pauvre du continent américain.» L’aide internationale, qui se montait à 2 milliards de dollars en 2010 s’est réduite à 75 millions de dollars en 2012.

Par contre, il n’est pas question de mettre un terme à l’occupation par la MINUSTAH. En affirmant que Haïti a «effectué des pas considérables», le Conseil de sécurité des Nations Unies a voté en faveur d’une extension de l’occupation pour une année supplémentaire. Il va réduire une partie des forces militaires et de police, mais veut rester capable d’étouffer toute résurgence du mouvement populaire pour des réformes et d’éviter un exode de réfugiés de ce pays dévasté par des catastrophes.

Janet Sanderson, l’ex-ambassadrice des Etats-Unis en Haïti, l’a affirmé très clairement dans un télégramme de 2008 qui a été révélé par WikiLeaks:  «Un départ prématuré de la MINUSTAH laisserait le gouvernement [haïtien] (…) vulnérable à la résurgence de forces politiques populistes et opposées à l’économie de marché – ce qui renverserait les avancées de ces dernières deux années.»

Les forces de la MINUSTAH soutiennent le règne de plus en plus despotique et impopulaire de Martelly. Ce dernier a commencé à s’en prendre à des militants et à des mouvements progressistes. Il a par exemple mené des manœuvres d’intimidation contre l’avocat Mario Joseph du Bureau des Avocats internationaux.

Joseph est devenu une cible après avoir tenté en vain d’attenter un procès contre l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier pour crimes contre l’humanité. Il a également demandé une enquête par la Commission interaméricaine des droits de l’homme sur «la dégradation des droits humains à Haïti et le mépris à leur égard».

***

Alors que les troupes de la MINUSTAH patrouillent le pays et soutiennent l’administration Martelly, les Etats-Unis sont revenus au programme néolibéral – qu’ils avaient déjà échoué à appliquer précédemment – visant à transformer Haïti en une zone franche de sous-traitance pour l’exportation. Bill Clinton a rejoint le président Martelly et l’ex-président René Préval pour inaugurer le nouvel atelier d’hyper-exploitation baptisé du nom de « parc industriel Caracol» près de la ville du nord de Cap-Hatien.

Ils ont promis que le parc créerait 65’000 nouveaux emplois, mais dans un pays où le chômage est estimé à 60%, ce n’est qu’une goutte dans l’océan. Le magnat sud-coréen du textile, Sae-A Trading Co. Ltd, a été le premier à investir le parc. Il a fermé ses ateliers au Guatemala, où les coûts du travail ont augmenté, pour ouvrir ce nouvel atelier à Haïti.

Cette entreprise n’a pas eu besoin d’investir de l’argent dans ce projet. Deborah Sontag a rapporté dans le New York Times: «Grâce à un arrangement que la secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton a aidé à négocier, Sae-A peut bénéficier d’exonérations d’impôt, d’un accès de type hors taxe au marché des Etats-Unis, d’une abondante main-d’œuvre bon marché, de hangars, d’une centrale électrique, d’un nouveau port et d’une résidence pour expatriés équipée de frigos spéciaux pour kimchi.»

Sea-A s’est également assuré que l’accord comporte des clauses de désengagement qui lui permettraient de liquider ses opérations si ses coûts (c’est-à-dire les salaires) augmentaient ou si les conditions devaient se déstabiliser (c’est-à-dire s’il y avait des luttes syndicales).

Des protecteurs de l’environnement ont critiqué le projet qui empêche le développement agricole sur le terrain fertile qu’occupe le parc tout en menaçant l’écosystème fragile de la Baie Caracol. Des militants syndicaux ont rapporté que Sae-A s’est montré peu disposé à payer même le salaire minimum de l’Etat de 5 dollars par jour dans ses autres opérations dans le pays.

Mais les Clinton, les politiciens haïtiens qui sont leurs marionnettes, les capitalistes et malheureusement l’acteur Sean Penn ont tous été heureux d’annoncer que Sae-A venait d’expédier sa première commande de 67’000 tee-shirts à Wal-Mart. Bill Clinton a célébré cet événement comme étant «le début de la floraison du nord de Haïti dans tous les secteurs économiques» et il a déclaré que ce serait «l’ancre économique de la région».

En réalité ce parc industriel est une corde néolibérale autour du cou de Haïti. Il est un exemple de ce que Naomi Klein a appelé le «capitalisme du désastre», où les entreprises tirent profit des désastres naturels et non naturels pour réorganiser des économies pour leur propre profit.

Ce programme néolibéral ne répond pas aux besoins criants de la majorité paysanne du pays et va en outre piéger les travailleurs urbains dans des ateliers qui ne paient pas un salaire suffisant pour vivre. Comme l’a souligné l’universitaire haïtien Alex Dupuy: «Cela correspond à une attitude  “Been there, done that”. Il ne s’agit pas d’une stratégie destinée à permettre à Haïti d’entamer un développement durable… La seule raison qui incite ces industries à venir à Haïti, c’est que ce pays a les salaires les plus bas de la région

Les puissances impérialistes, les Nations Unies et les ONG qui sont leurs alliés n’ont pas seulement échoué à Haïti; ils ont créé des conditions sociales qui ont permis aux catastrophes naturelles comme ce tremblement de terre et l’ouragan Sandy de devenir des catastrophes sociales. Le seul espoir au milieu de cette horreur est le mouvement de résistance qui s’est manifesté au cours de cette dernière année: des étudiants, des enseignants, des travailleurs et des paysans haïtiens ont protesté contre l’occupation par les Nations Unies, contre le gouvernement de Martelly et contre leurs conditions de vie déplorables. (Traduction A l’Encontre)

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Article paru dans Socialist Worker en date du 8.11.2012

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